Tin Ngoại Ngữ

Synode 2018 : les jeunes ne doivent pas suivre une idée mais Jésus

Déplacement du card. Baldisseri à Taizé

La croix des JMJ © L'Osservatore Romano

La croix des JMJ © L'Osservatore Romano

« Les jeunes ne sont… pas appelés à suivre une idée, mais à répondre à l’invitation d’une personne, Jésus, et à faire de leur vie une offrande importante, adressée à lui par amour pour les autres », affirme le cardinal Lorenzo Baldisseri. Le secrétaire général du Synode des évêques a accordé une interview à L’Osservatore Romano après avoir passé le weekend du 15-16 juillet 2017 dans la communauté œcuménique de Taizé (France), fondée par frère Roger.

« C’est la personne de Jésus, vrai Dieu et vrai homme, qui suscite fascination, attraction et beauté », déclare le cardinal Baldisseri. Les jeunes sont alors appelés « à faire de leur vie une offrande » au Christ en aidant les autres : « C’est seulement ainsi que nous pourrons aider les jeunes à trouver le sens qu’ils cherchent et à faire en sorte que leur existence ne soit pas vécue comme si elle était vide et inutile. »

« Les modalités selon lesquelles tout cela se décline pourront être différentes », estime le cardinal. « L’important est que tout favorise la sortie de soi et conduise à la rencontre personnelle avec Jésus, tel que l’Évangile le présente. Il est la réponse authentique aux attentes les plus profondes du cœur de toute personne, et des jeunes de manière tout à fait particulière. »

À Taizé, le card. Baldisseri a « parlé des thèmes du prochain synode » avec « un groupe important de jeunes de différentes cultures, nations et continents ». « Sur la base de certaines rencontres que j’ai eues récemment, raconte-t-il, par exemple, à Lecce où j’ai été envoyé pour conclure le synode diocésain des jeunes, ou à Livourne où j’ai rencontré les représentants des différents secteurs de la pastorale des jeunes – je peux dire qu’en principe, les thèmes qui intéressent le plus sont la famille, l’amitié, le travail, la participation aux lieux où se prennent les décisions pour la collectivité, la vie affective et sexuelle. »

Afin de préparer le synode 2018 sur les jeunes, rappelle le cardinal, « le secrétariat général a lancé le document préparatoire avec la Lettre du pape François aux jeunes, en janvier dernier. Il y a eu une réaction positive immédiate, justement de la part des jeunes qui se sont mis en marche avec intérêt et enthousiasme. »

Au mois de juin, le site www.youth.synod2018.va a été inauguré. Son « but principal », souligne le cardinal, est « d’approcher les jeunes là où ils sont : tous les jeunes. Le web est indubitablement, aujourd’hui, le lieu peut-être qu’ils ‘habitent’ le plus. À travers le site, notre intention est de présenter ce qu’est un synode, faire connaître ce que le pape a dit et dit aux jeunes, permettre le partage d’expériences importantes. »

« Le pape François, dit encore le cardinal, redit fréquemment qu’il est important d’être proche des jeunes, d’entrer dans leur monde, d’apprendre leur langage, de partager leurs attentes et leurs espérances, de se laisser toucher par leurs rêves et leurs déceptions. »

Mais « en même temps », souligne-t-il, il faut être « conscient du patrimoine de richesses humaines et spirituelles qui peuvent leur être offertes » et agir « avec une attitude de personnes ‘adultes’ dans la foi et dans les comportements, capables de transmettre ce qui a donné un sens authentique à leur vie ».

« Les jeunes d’aujourd’hui, estime le cardinal, peut-être plus qu’en d’autres temps, sont enclins à se laisser impliquer par des propositions qui les mettent en mouvement à travers des initiatives concrètes et directes ». C’est pourquoi, poursuit-il, il est important « de proposer des activités qui conduisent les jeunes à s’engager personnellement en faveur de ceux qui ont besoin d’aide, les désavantagés de nos sociétés ».

Le cardinal pense qu’il faut aussi « aider les jeunes » à « trouver dans la personne de Jésus la motivation appropriée pour leur service : la charité chrétienne n’est pas motivée par une attitude philanthropique, mais par la participation à l’œuvre salvifique de Jésus-Christ ».

À Taizé, le cardinal Baldisseri a participé aussi aux trois moments de prière quotidienne auxquels se sont joints quelque 2500 personnes par jour. « Les frères, témoigne-t-il, sont engagés surtout dans l’accompagnement des jeunes dans la réflexion biblique et dans la prière, ainsi que dans l’approfondissement de l’enseignement de l’Église. Y participent aussi des adultes…. Beaucoup de bénévoles rendent service, certains restant des semaines ou des mois ; ils assument des responsabilités et aident à la gestion des activités. »

« Taizé, résume le cardinal, est un grand centre de rencontre ; une expression étonnante d’une volonté de vivre ensemble, de paix et de réconciliation, un lieu de recherche spirituelle du sens de la vie, dans une absolue simplicité, transparence et honnêteté d’intention. »

Avec une traduction de Constance Roques

 

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