Tin Ngoại Ngữ

Journée de l'enfance missionnaire, l'Évangile proclamé par les enfants

Instituée en 1950 par le Pape Pie XII, qui en a fixé la date à l'Épiphanie, laissant à chaque nation la liberté de l'adapter aux exigences locales, elle est promue par l'Œuvre pontificale de la Sainte Enfance, qui vise à impliquer les enfants dans des projets de soutien aux missions. Entretien avec la secrétaire générale, sœur Roberta Tremarelli.

Tiziana Campisi - Cité du Vatican

La mission se fait ensemble. C'est ce que le Secrétariat international de l'Œuvre pontificale de la Sainte Enfance veut dire aux enfants et aux jeunes à l'occasion de la Journée mondiale qui leur est consacrée, célébrée le 6 janvier, et à des dates différentes selon les pays. Le thème proposé cette année est «la communion», afin que les plus jeunes deviennent des protagonistes missionnaires en vivant leur appartenance à l'Église universelle et, en vertu de leur baptême, en ayant conscience d'être membres d'un seul corps.

Les enfants au service des missions

L'engagement quotidien de chaque enfant et jeune missionnaire consiste à prier et à apporter une aide concrète en faveur de ses pairs, expliquent les Œuvres Pontificales Missionnaires, surtout ceux qui vivent dans les jeunes Églises. La Journée mondiale des missions est l'occasion de renforcer cet engagement. Les chanteurs à l'étoile, ces jeunes qui, selon une ancienne coutume remontant au XIVe siècle, vont de maison en maison, généralement déguisés en Rois Mages et portant une étoile (de Bethléem) sur leurs épaules, pour interpréter des chants de Noël et collecter des dons pour des projets caritatifs, apportent également leur contribution. Partageant le charisme de l'Œuvre de la Sainte Enfance, les chanteurs à l’étoile s'activent aujourd'hui dans de nombreux pays pour annoncer l'Évangile, apporter la bénédiction de Dieu dans les foyers et soutenir le Fonds universel de solidarité de l'Œuvre.

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72 ans de la Journée de l’enfance missionnaire

La Journée mondiale de l'enfance missionnaire a été célébrée pour la première fois le 6 janvier 1951. L'Œuvre pontificale de la Sainte Enfance est, elle, née le 3 mai 1922 sous Pie XI, mais ses origines remontent au siècle précédent. C'est l'évêque de Nancy, Mgr Charles de Forbin-Janson, qui fut bouleversé par les nouvelles qui provenaient de Chine à propos des enfants qui mouraient sans avoir reçu le baptême. Il eut l’idée d’impliquer les enfants de France de manière à ce qu’au travers de la prière et de la collaboration matérielle, ils puissent aider les enfants chinois de leur âge. «Un Je vous salue Marie par jour, un sou par mois»: tel fut l’engament pris depuis le début par chaque enfant. C'est ainsi que, le 19 mai 1843, il fonda l'Œuvre de la Sainte Enfance, et que le Pape Pie XI, conscient de la grande contribution que l'Œuvre avait apportée aux missions en quelque 80 ans, reconnut ensuite comme pontificale.

Aujourd'hui, l'Œuvre pontificale de la Sainte Enfance est présente dans plus de 130 pays dans le but d'aider les plus jeunes à développer un esprit missionnaire et à partager la foi et les moyens matériels surtout avec les enfants les plus nécessiteux, mais aussi de promouvoir, encourager et soutenir les vocations missionnaires ad gentes.

Derrière chaque projet, l'annonce de l'Évangile

L'Œuvre pontificale de de la Sainte Enfance soutient d'innombrables projets pour aider les enfants dans le monde entier. Entretien avec sa secrétaire générale, sœur Roberta Tremarelli.

Pourquoi avez-vous choisi «la communion» comme thème de l'année?

Nous l'avons choisi pour faire référence aussi au parcours synodal de l'Église. L'année dernière, il y avait le thème du témoignage, précédemment celui de la sainteté, et ensuite faire comprendre aux enfants que nous devons être des témoins de Jésus et de l'Évangile mais en tant que communauté, en tant qu'Église, pas individuellement. Quoi que nous fassions, en tant que baptisés, la référence est toujours l'Église en tant que communauté. Aussi, puisque notre fondateur avait demandé aux enfants français de prier pour les enfants chinois, cette relation, cette communion par la prière, avait déjà été créée à l'époque. Il nous a semblé important de remettre en avant cette communion.

Cette communion conduit au partage de projets pour les enfants, quels sont les plus urgents?

Tout ce qui concerne l'enfance est urgent: l'éducation, la nutrition et la santé. En tant qu'Œuvre de la Sainte Enfance, nous soutenons des projets dans des pays que nous appelons «territoires de mission», c'est-à-dire le continent africain, l’Asie, l’Océanie, la Nouvelle-Zélande, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, de même que les vicariats apostoliques d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud. Il existe différents types de projets: animation, formation missionnaire, foi, scolarité, protection de la vie, nutrition, la santé, tout ce qui concerne enfants et jeunes jusqu'à 14 ans.

Quelles réponses recevez-vous du monde entier?

Tous les enfants du monde sont invités à participer au Fonds de solidarité universelle de l'Œuvre, qui s’apparente à une grande tirelire dans laquelle toutes ces offrandes, petites et grandes, des enfants et des jeunes, mais aussi des adultes, sont mises à disposition pour soutenir ces projets. Je dois dire que tous les enfants, surtout ceux des pays les plus nécessiteux et les plus pauvres, qui reçoivent des aides, sont les plus généreux dans le partage avec les autres enfants et jeunes, parce qu'il y a beaucoup de liberté dans le partage et puis parce qu'ils ont probablement bien compris le sens du partage, du soutien, du fait que nous devons tous être unis et qu'il est important que chacun prenne soin de l'autre, pour bien vivre et connaître Jésus. Car derrière chaque projet soutenu -même celui de la construction de salles de catéchisme- il y a toujours la promotion du charisme et donc l'annonce de l'Évangile.

Votre devise est «Les enfants évangélisent les enfants, les enfants prient pour les enfants, les enfants aident les enfants du monde». Quel est votre message pour cette nouvelle année?

Le message de cette année est que tous les enfants sont avant tout créés à l'image de Dieu et ont donc le droit de recevoir une éducation, d'être soutenus et accompagnés par la communauté, la famille, l'Église. Et l'Église a à cœur le parcours des enfants, comme c'était l'intention initiale du fondateur. Mgr Charles de Forbin-Janson a fondé cette Œuvre non seulement pour aider les enfants chinois, mais parce qu'il était préoccupé par le chemin de la sainteté et le salut physique et spirituel des enfants. C'est pourquoi je crois que l'Œuvre Missionnaire de la Sainte Enfance, qui fêtera cette année son 180e anniversaire, est toujours d'actualité, précisément parce qu'elle aide les enfants et les jeunes à faire l'expérience de cette universalité, de cette catholicité, de la beauté d'être membres de l'Église catholique et de la joie de partager notre foi avec les autres.

Quels sont les derniers projets lancés grâce à l'Œuvre de la Sainte Enfance?

En Afrique, tous les pays reçoivent des projets, le Nigeria, la Guinée, le Congo, le Sénégal, le Mali, le Malawi, la Zambie, le Zimbabwe. En Asie, nous sommes présents au Cambodge, au Laos, au Népal, en Inde et en Birmanie. Par exemple, en Birmanie, certaines sœurs, dans le diocèse de Hpa-an, ont obtenu un soutien pour acheter des médicaments et s'occuper de la santé des enfants dans la paroisse d'un village où le seul centre de soins est celui géré par ces sœurs. Ici, en soutenant des projets, nous essayons aussi de favoriser les réalités ecclésiales qui sont plus défavorisées, et donc où il y a une situation de guerre, de persécution. Ensuite, il y a les pays qui sont plus connus, où tout le monde envoie de l'argent et du soutien, alors qu'il y en a d'autres qui sont oubliés, dont on ne parle jamais, et donc on essaie un peu d'avoir cet aperçu. En Guinée, dans le diocèse de N'Zérékoré, un financement a été accordé pour mettre en place un élevage de poulets afin d'autofinancer les activités des enfants missionnaires dans le diocèse.

Nous essayons également de soutenir la promotion de l'autofinancement, c'est-à-dire non seulement de recevoir un soutien et de participer au Fonds universel de solidarité, mais aussi d'éduquer les gens, selon leurs possibilités, à soutenir les activités et le matériel nécessaires pour grandir dans la foi et réaliser tout ce qui est nécessaire.

Nous avons aussi reçu quelques demandes pour l’Ukraine, notamment de la part de communautés de religieuses qui s'occupent de maisons familiales, où elles accueillent des enfants et des jeunes, ou de formations à la catéchèse.

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